• Accueil
  • > Archives pour décembre 2008

Archive pour décembre 2008

Vernissage DUFOUR/BRUNET au Fort de Condé sur Aisne (02) 19/11/08

Mardi 30 décembre 2008

Le 19 novembre dernier, le vernissage des deux artistes répondait à un projet mené conjointement avec la Fédération des oeuvres laïques de l’Aisne ainsi que la communauté de communes du Val de l’Aisne. Il aura fallu un an de travail acharné d’ Hubert DUFOUR (céramiste) et Jean-Marc BRUNET (peintre) pour mener à terme un projet ambitieux, celui d’illustrer par leurs arts respectifs le conflit 14/18 particulièrement imprégné dans le patrimoine régional (le fort de Condé étant à quelques encablures du « Chemin des Dames »).

Les deux hommes se sont alors employés à déployer toute leur imagination pour offrir au public  un sublime mélange entre sculptures et toiles parfaitements complémentaires. Alors que Jean-Marc BRUNET avait fait le choix d’une teinte bleutée à dégradés sobres, le sculpteur Hubert DUFOUR aura préféré un blanc vif ou cassé sur des oeuvres verticales; le tout dans un total respect de l’évènement historique aura permis une contemplation reposante mais lumineuse de leurs oeuvres composées. Un immense BRAVO à deux très grands artistes!

 

imgp2063.jpg

 

chantier de restauration de la tour Saint Jacques à Paris

Samedi 27 décembre 2008

Elle fut longtemps une tâche noire de polution livrée aux dégradations du temps dans le paysage parisien, son état de délabrement la rendait dangereuse et interdite à la visite. Mais en 2001 les services du patrimoine ont décidés d’entamer sa restauration, elle fut soumise à de multiples analyses et diagnostics. C’est alors qu’après s’être concerté avec la conservation régionale des monuments historiques, la ville de Paris (propriétaire du bâtiment) entreprit la remise en état complète de l’ancien clocher en avril 2006. Au printemps 2008 le chantier fut  achevé pour (et ce avec 6 mois d’avance!) rendre aux parisiens un joyaux de leur patrimoine.

Un tour de force des artisans:

pendant 2 ans et demi se sont succédés tailleurs de pierre, maçons, sculpteurs, restaurateurs et verriers pour rendre à l’édifice sa superbe.

Le chantier se sera déroulé en 3 étapes (parties hautes / parties intermédiaires / parties basses)

Un atelier de taille de pierre a été installé sur place selon le souhait de la mairie de Paris qui voulait permettre à ses habitants de voir l’avancement des travaux, cela à également permis aux oeuvriers de visualiser « in situ » les pièces à travailler et ainsi de mieux se rendre compte des mises en oeuvre d’origine.

Les parties hautes (jamais restaurées jusqu’à lors) étaient les plus touchées et cela à donné lieu à l’extraction de 5 tonnes de pierre calcaire lutécienne dans la région de Chantilly pour permettre le remplacement des blocs malades. La taille de ces dernières à demandée environ 40 heures de travail par pièces et certaines près de 250 heures!

Les statues de St Roch et St Léonard ont été quant à elles déposées et refaites malgré certaines réticences, l’éthique de conservation n’admettant pas que soit conservée une pièce malade à n’importe quel prix mais également de le but valoriser la préservation des savoir-faire.

Les vitraux, réalisés sous Napoléon III ont été déposés et restaurés dans un atelier aux environs de Valence. Les terrasses du bas, du sommet ainsi que les gargouilles ont été habillées au plomb certainement dans un souci d’étanchéité. Il ne reste plus actuellement qu’à réaménager le square pour finaliser le projet dans son ensemble.

Les travaux auront coûtés environ 8 millions d’euros et auront été co-financés par la mairie de Paris et le ministère de la culture.

toursaintjacques3.jpg

 

tourstjacques2.jpg

Roubaix « La Piscine » exposition André Maire

Vendredi 26 décembre 2008

Exposition d’André Maire (1898-1984)

L’itinéraire d’un peintre voyageur du XXème siècle

à Roubaix « la piscine » jusqu’au 1er Février 2009

 

andrmaire.jpg

Exposition BRAFA 2009 Brussels (Belgique)

Jeudi 25 décembre 2008

BRAFA 09

54th Brussels Antiques & Fine Arts Fair

23janvier/01février Tour & Taxis (avenue du port)

86 B/C – 1000 Brussels

 

 

 

 tourtaxiexpobrafa.jpg

 

                  

Les 4 grands mouvements de l’art pictural du XXème siècle

Jeudi 25 décembre 2008

les 4 grands mouvements picturaux du XXème siècle que sont l’art abstrait, le fauvisme, le nabisme et cubisme ont en grande partie contribués à définir le contexte artistique de ce siècle, cet article n’a pas vocation à expliquer ces périodes dans leur ensemble mais seulement à proposer une présentation globale des grandes tendances de ces derniers.

L’art abstrait:

Le maître fondateur de l’abstrait est Vassily Kandinsky, il a réalisé sa première aquarelle abstraite en 1910 « sans titre » (celle ci est en réalité antidatée). Kandinsky n’a pas défini lui même son style de peinture, néanmoins le philosophe Michel Henry nous propose une explication, l’abstraction serait selon ce dernier « le contenu que la peinture doit exprimer, soit cette vie invisible que nous sommes ».

En revanche, au début du XXème siècle, le terme incluait également le « cubisme et le futurisme » qui eux avaient volonté de représenter le monde réel en évitant l’imitation et la copie tout en représentant ce que l’on savait d’un objet plutôt que ce l’on en voyait.

Actuellement, le terme est usité pour désigner une pratique de l’art qui ne représente pas d’objets ou de sujets du monde naturel, réel ou imaginaire mais seulement des formes et couleurs soumises à l’imagination de celui ou celle qui les contemplent.

ci dessous « Kandinsky composition VIII 1923« 

abstraitkandinskycompoviii1923.jpg 

 Le Nabisme:

Le nabisme est défini par un groupe de jeunes peintres indépendants qui se constitua en 1888 et qui tenta d’adapter les tendances symbolistes à l’art de la peinture. Ce groupe ne représente pas à proprement parlé un mouvement ou une tendance picturale, mais en rassemblant des tempéraments assez divers, il permit de donner certains rapports à leurs attentes respectives. C’est le poète Cazalis qui trouva le nom de « Nabis » signifiant en hébreu « prophètes ». On compta parmi ce groupe Sérusier, Ranson, Maurice Denis, Bonnard, Vuillard, Roussel ou encore Maillol. Ce groupe représente un caractère commun dans la volonté de synthèse, par quoi il s’oppose à l’impressionnisme et qui conduit ses membres à simplifier la ligne et la couleur pour mieux affirmer l’objet ou la représentation choisie.

ci dessous « Le Talisman de Paul Sérusier 1888« 

paulsrusierletalisman1888.jpg

  Le Fauvisme:

Le Fauvisme est un courant de peinture qui débute historiquement à l’automne 1905 lors d’un salon qui fit scandale, le mouvement s’acheva au début des années 1910 (il était en réalité déjà à son crépuscule en 1908). Malgré sa brièveté il n’en marqua pas moins tout l’art du siècle notamment par la libération des couleurs. Le principal précurseur de ce groupe « fauve » est Henri Matisse mais d’autres grands comme André Derain, Maurice de Vlaminck ou encore Georges Braque en ont fait partie. Ce style pictural se caractérise par l’audace dans l’emploi des couleurs (importante recherche chromatique). Ces dernières avaient pour particularité d’être violentes, pures et vives et se basaient sur l’art instinctif. Pour la première fois la couleur recherchée n’était pas celle de l’objet en lui même mais plutôt celle qui le caractérisait selon son utilité sociale. Ce mouvement résultait de la réaction provocatrice contre la douceur de l’impressionnisme.

ci dessous toile d’André Derain

fauvismederain.jpg

 Le Cubisme:

 Le cubisme est un mouvement qui s’est développé de 1907 à 1914 sous l’initiative de Braque et Picasso. Il fut bref et dès la fin de la première guerre, il s’essoufle avant de s’éteindre en 1920. Malgré tout son histoire est riche et se compose de plusieurs phases:

Le précubisme, ou phase cézanienne (1907-1910)

Le cubisme analytique (1910-1912)

Le cubisme synthétique (1912-1914)

Le cubisme orphique (1914-1920)

Ce qu’il faut retenir de cette tendance est le rôle qu’elle à jouée dans le lancement de l’abstraction, malgré son net expressionnisme elle ouvrira largement la voie aux futurs peintres abstraits.

ci dessous « Le joueur de guitare de Picasso« 

picassolejoueurdeguitarecubisme.jpg

comment définir sa pratique? (ou plutôt RE…définir)

Jeudi 25 décembre 2008

artisanbnistecamerounais.jpg

L’art est un mot qui de par la représentation que l’on s’en fait est perçu maladroitement. A chaque époque l’image de l’artiste a été remaniée, bien souvent à travers de faux préjugés d’ailleurs, non l’artiste n’est pas « ce marginal, intellectuel et peu sociable qui maîtrise une pratique innaccessible ». Non, il est « monsieur et madame tout le monde », il ne se passe d’ailleurs pas un jour sans que l’on ne le croise au détour d’une rue, au comptoir de sa boutique ou en train d’oeuvrer derrière son atelier.

Revenons plutôt sur la signification propre du mot, il est tiré du mot italien « artigiano » lui même dérivé du latin « ars », son origine provient en premier lieu de l’actuel ouvrier (qui est en fait « l’oeuvrier », celui qui réalise une oeuvre…) et qui par la suite lors des différentes spécialisations relatives à son travail s’est transformé en « artisan » (oui ce monsieur tout le monde que vous croisez chaque jours, l’artiste n’étant en réalité que son synonime à dater du XVIIème siècle). Par application pure, l’artisan est celui qui de par ses connaissances donne forme et vie à une matière quelconque première (le bois, le métal, la pierre, la terre etc…), il donc considéré comme tel en opposition à l’ouvrage industriel et automatisé (entendons nous, son travail s’effectue par petites unités et à taille humaine, car l’automatisation et l’industrie ont de tous temps perdurées à des échelles et des niveaux de connaissances différentes certes mais existants).

Alors oui, l’artisan menuisier, l’artisan forgeron, l’artisan maçon, l’artisan verrier n’est autre qu’un artiste; un concepteur qui grâce à ses acquis et à son imagination façonne un matériau. 

(1) un artisan ébéniste camerounais

ou se cache t’il?

Jeudi 25 décembre 2008

cloître Saint Trophime Arles

Il est partout, au coin d’une chapelle et de ses vitraux, au beau milieu de la forêt ou coule une source, à l’abri d’une église ou ses peintures murales résistent aux assaults du temps ou encore dans un hall d’exposition ou les toiles d’un artiste trônent…

A nous de savoir le reconnaître et l’apprécier selon nos attentes personnelles

 

Et si il m’était conté…

Jeudi 25 décembre 2008

L’art défini la création, l’invention ou encore la reconstitution selon le remaniement de techniques ancestrales.
Il tire ses fondements du mécanisme de la pensée et de l’imagination,
d’une idée originale à contenu esthétique
traduisible en
effets perceptibles par nos sens (notre liberté d’assimilation de celui-ci est prépondérante dans son intérêt qualitatif). 

Le déroulement et l’ordonnance de ses effets sont élaborés par notre perception dans le temps ou dans l’espace de ce dernier, ou dans les deux à la fois. Autrement dit son appréciation ne dépend que du plaisir que nous éprouvons à sa contemplation ou encore de l’impressionnement quant à la complexité de la réalisation de l’ouvrage. 

Le processus de fascination qui provoque en nous et ce à tout moment une modification plus ou moins profonde de notre réaction psychologique selon le degré de la valeur esthétique de la création défini à lui seul et selon moi la liberté que donne l’interprétation individuelle de l’oeuvre, elle même propre à chacun d’entre nous. 

Cette modification n’est autre que la transcendance, de la sublimation et de l’enrichissement personnel qui développe la sensibilité et l’intellect.  

 

(en d’autres termes, car ces quelques notes ne sont en aucun cas propres à ma seule analyse du sujet, je ne fait que retranscrire dans un language compréhensible par tous ce que me paraît être l’art libre; comprenons nous accessible à chacun.)